Le « bien mourir » perçu dans une approche de l’auto-transcendance et de la transition : deux théories de soin utiles pour l’infirmière

Rencontre
Par Pauline Laporte, Nicolas Vonarx
Français

Accompagner la personne mourante et la mort est une démarche qui désarme bien souvent les soignants. Nous nous proposons d’exposer dans quelle mesure les savoirs théoriques infirmiers représentent un appui pour les praticiens qui accompagnent la fin de vie en appliquant deux théories de soin : la théorie de l’auto-transcendance de Reed et la théorie de la transition de Meleis. Notre lecture de la théorie de l’autotranscendance montre trois repères de la conception du bien mourir. Le premier repose sur les ouvertures qui se déploient à partir de la vulnérabilité qu’inspire le contexte du mourir. Le deuxième concerne la capacité du patient à mobiliser ses stratégies intrapersonnelles, interpersonnelles et transpersonnelles et le troisième s’intéresse aux bienfaits de l’aboutissement de l’auto-transcendance. Quant à la théorie de la transition, celle-ci nous propose trois repères. Le premier repose sur le fait d’informer le patient sur les soins palliatifs et lui dire la vérité sur son pronostic. Le deuxième concerne la coordination de l’équipe interprofessionnelle au service du mourant. Le fait d’engager les soins palliatifs au moment opportun représente le dernier critère. Il permet de délivrer une éducation au malade qui désire mourir à domicile et de créer ainsi un environnement favorable à la transition.

Mots-clés

  • théorie en soins infirmiers
  • attitude envers la mort
  • soins terminaux
  • auto-transcendance
  • transition
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